Jardin Albert Kahn : un coin de paradis

Le jardin Albert Kahn, le jardin de scènes. Chacune de ces scènes font référence à des courants de l’art des jardins au XIXe siècle : le style « régulier » dans le jardin français, le style « paysager » dans le jardin anglais, le « japonisme » dans le jardin japonais.

Jardin Albert Khan : un coin de paradis

Jardin Albert Kahn : un coin de paradis

Qui est Albert Kahn ?
Pourquoi a-t-il créé ce jardin ?
Ma visite du jardin : étape par étape

Informations pratiques

Qui est Albert Kahn ?

Albert Khan

Albert Kahn

Albert Kahn est né Abraham Kahn le 3 mars 1860 à Marmoutier, dans le Bas-Rhin. De famille aisée, père marchand de bestiaux ; mère sans profession. Albert est l’aîné de quatre enfants. Il débute chez un confectionneur de la rue Montmartre puis travaille à la banque des frères Charles et Edmond Goudchaux comme employé où il fait remarquer ses talents dès l’âge de 21 ans.

Dates clés :

De 1889 à 1893, il bâtit une fortune en spéculant sur les mines d’or et de diamants d’Afrique du Sud.
– En 1898, Albert Kahn fonde sa propre banque d’affaires, la « banque Kahn », à Paris.
De 1898 à 1931, après avoir amassé une véritable fortune, le banquier va consacrer sa vie et sa fortune à l’établissement de la paix universelle.
– Suite au krach bousier de 1929, la banque Khan tombe et petit à petit Albert Kahn fini par se faire confisquer ses biens pour rembourser ses dettes.
14 nov. 1940, Albert Kahn meurt dans sa maison de Boulogne, à l’âge de 80 ans.

Pourquoi a-t-il créé ce jardin ?

Dates clés :

– En 1890, Albert Kahn possède une grande fortune est veut ainsi s’installer à Boulogne-sur-Seine.
– En 1894, le paysagiste Eugène Deny aménage le jardin de la maison dont Albert Kahn n’est encore que locataire.
Dès 1895, Albert Kahn devient propriétaire de la maison et des jardins.
Jusqu’en 1910 il va bâtir son jardin progressivement en achetant toujours plus de parcelles.

On va alors voir naître un genre de jardin bien particulier : le jardin de scènes. Chacune de ces scènes font référence à des courants de l’art des jardins au XIXe siècle : le style « régulier » dans le jardin français, le style « paysager » dans le jardin anglais, le « japonisme » dans le jardin japonais.

En 1932, suite à la crise financière, les biens d’Albert Kahn sont saisis et le département de la Seine acquiert en 1936 l’ensemble de la propriété et les collections d’images.

Jusqu’à aujourd’hui des rénovations ont été entreprises tout en gardant l’esprit des jardins d’Albert Kahn ce qui à permis de préserver le patrimoine culturel que représentent ces jardins.

Ma visite du jardin : étape par étape

Ayant visité ce jardin, je souhaite vous en faire partager mon ressentit lors de ma visite, et mon opinion sur les différentes parties du jardin tout en décrivant mon parcours.

Le jardin japonais

Pour commencer je suis arrivé dans le jardin japonais (qui n’est pas d’origine et à été reconstruit par le paysagiste Fumiaki Takano de 1988 à 1990) et qui reste, pour ma part, la partie la plus réussi du jardin. En arrivant on suit donc une petite allée bordée de massifs plutôt haut retenue par des murets décorés de galets, dans lesquels était plantée plusieurs espèces différentes d’érables du japon.

Jardin japonais massifs

Jardin japonais, mon arrivée près des massifs

 

Puis viens ensuite une bifurcation prés d’un point d’eau où des bonzaïs son posés en suspension sur l’eau, et au bord de l’eau de nombreuses plantes de terre de bruyères son plantées. Je choisis de tourner à gauche et me diriger vers l’hêtre pleureur et le cèdre de l’Himalaya. Pour y accéder il faut marcher sur un sentier étroit et sinueux. Autour, des végétaux taillés « en nuage », avec un style très épurés ; tel est la devise du jardin japonais.

Jardin japonais plan d'eau

Jardin japonais, un plan d’eau & des bonzaïs

 

Arrive le premier pont rouge que l’on peut traverser. Aux abords se trouve toujours des « constructions » de galets qui agrémentent le point d’eau. On peut aussi apercevoir des gazons avec des végétaux isolés, toujours dans l’esprit du jardin japonais.

Jardin japonais pont rouge

Jardin japonais, le premier pont rouge

 

Ensuite la végétation se densifie et nous emmène vers une « pyramide de galets », puis dans une sorte de tourbillon dessiné avec des galets où l’eau vient s’engouffrer.

Jardin japonais pyramide de galets

Jardin japonais, la belle pyramide de galets

 

Je retourne en arrière, je traverse le pont et me voila, à ma droite, en face d’une porte de tressages japonais et des ballots de branches séchées ; et à ma gauche une sorte de mixe border d’azalée en fleur.

Jardin japonais porte de tressages japonais

Jardin japonais, sortie par la porte de tressages japonais

La forêt vosgienne

Je passe la porte qui marque en fait la transaction entre le jardin japonais et le jardin à la française. Je continu tout droit en bordant le jardin à la française sans y entrer réellement pour aller directement dans la forêt bleu. En y entrant j’ai tout de suite sentis la fraîcheur, on se serait vraiment cru à la montagne ! Avec plusieurs espèces de sapin et d’épicéa bleu ou encore de cèdre.

foret vosgienne sapin bleu

Mon entrée dans la belle forêt bleu

 

Au rythme de la marche on s’enfonce dans une forêt de plus en plus dense pour au final ne même plus être conscient d’être en plein cœur de Paris. En effet les pierres qui on été enterrer de moitié la végétation qui parait sauvage nous donne une véritable impression de naturel.

J’ai trouvé cette partie du jardin très intéressante d’autant plus que je suis conscient de la complexité de l’ouvrage.

foret vosgienne

Forêt vosgienne, en plein cœur de Boulogne-Billancourt

 

Le jardin à la française

Une fois sortit de la forêt vosgienne j’arrive de nouveaux dans le jardin à la française qui est la partie qui m’a le moins plu.

Sa simplicité ma déplu, bien que les codes du jardin à la française aient été respectés : la régularité, les grands axes se croisant perpendiculairement, les allées surmontées de pergolas. Des jachères fleuris était faites dans les massifs carrés de ce jardins.

Jardin à la française et ses allées surmontées de pergolas

Jardin à la française et ses allées surmontées de pergolas

Le jardin à l’anglaise

Pour finir je suis allée dans le jardin à l’anglaise dans lequel je ne me suis pas attarder, une seule chose à attirer mon attention, c’est le fait que seuls les gazons prés des chemins était tondues et que les gazons plus lointains étaient haut et donnais un aspect plus naturel au jardin.

Jardin à l'anglaise

Jardin à l’anglaise, tout au naturel

 

Pour ressortir, je suis repassé par l’autre côté du jardin japonais. Sur mon chemin j’ai croisé une « rivières sèches » de galets, quelques buis taillé en topiaire et des maisons japonaises.

J’espère que ma petite visite et mes photos vous on plu, maintenant à vous d’aller visiter ce jardin, si ça n’est pas déjà fait, et de me dire ce que vous en avez pensé ! Vous pouvez également visiter virtuellement le jardin.

Informations pratiques :


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Jardin & Musée Albert Kahn
10-14, rue du Port
92100 Boulogne
Tél. : 01.55.19.28.00
E-mail : pbenoist@cg92.fr
Site Internet : Albert Kahn

Horaires d’ouverture :
Hiver (Du 1er oct. au 30 avril) : Du mardi au dimanche :11h-18h
Été (Du 1er mai au 30 sept.) : Du mardi au dimanche : 11h-19h

Fermeture annuelle pendant les fêtes de fin d’année.

Retrouvez le Jardin & Musée Albert Kahn sur Facebook

Les tarifs :
Rendez vous sur la page « informations pratiques » du site Internet.

2 commentaires sur “Jardin Albert Kahn : un coin de paradis

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